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L’Université de Lomé ouvre le débat sur la souveraineté des États et l’État de droit

L’Université de Lomé accueille, depuis le jeudi 29 octobre 2026, un colloque international consacré aux enjeux de l’État de droit, aux réformes constitutionnelles et à la souveraineté des États. Cette rencontre de deux jours rassemble des universitaires et des acteurs institutionnels venus de plusieurs pays, notamment du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la France, du Niger et du Sénégal.

Organisés par le Centre de droit public de l’Université de Lomé, les travaux visent à examiner les relations entre les juridictions communautaires africaines, la défense des droits fondamentaux et l’autonomie constitutionnelle des États. Une attention particulière est accordée au rôle de la Cour de justice de la CEDEAO et à la portée de ses décisions dans les processus de modification des Constitutions.

À l’ouverture des travaux, le président de l’Université de Lomé, Prof Kossivi Hounaké, a appelé à une réflexion équilibrée sur les prérogatives des juridictions régionales et le respect de la souveraineté nationale. Il a notamment souligné que l’existence d’une Constitution ne garantit pas automatiquement l’État de droit, si les pouvoirs publics ne sont pas effectivement soumis aux règles juridiques et aux droits fondamentaux.

Les discussions portent également sur l’application des décisions des juridictions communautaires, l’indépendance de la justice, les transitions politiques et la protection des libertés individuelles. La leçon inaugurale a été assurée par le Prof Alioune Sall, ancien juge à la Cour de justice de la CEDEAO et vice-président de la Commission du droit international des Nations unies. Il a notamment abordé la contribution des juridictions régionales à la consolidation de la démocratie et de l’État de droit en Afrique de l’Ouest.

À travers cette rencontre scientifique, les participants entendent approfondir le débat sur la place de la justice communautaire dans les systèmes politiques africains. L’objectif est de mieux définir les conditions d’une coopération entre les institutions régionales et les États, afin de garantir les droits fondamentaux tout en préservant les compétences nationales et les engagements internationaux.

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