Alors que la saison sèche est généralement synonyme de poussière et de fraîcheur liée à l’harmattan, plusieurs localités du Togo continuent d’enregistrer des pluies en ce début d’année. Une situation peu commune qui suscite étonnement et inquiétude, notamment chez les agriculteurs, confrontés à un calendrier climatique perturbé.
Selon l’Agence nationale de la météorologie (ANAMET), ces précipitations observées en pleine saison sèche sont des pluies hors saison. Elles résultent d’une configuration atmosphérique dominée par la persistance des vents humides du sud, la mousson, qui freinent la progression de l’harmattan, vent sec provenant du nord du continent.
Le directeur général de l’ANAMET, le Dr Issaou Latifou, précise que ce phénomène ne constitue pas une anomalie climatique. Il rappelle que l’harmattan ne touche pas de manière uniforme l’ensemble du pays et reste généralement limité aux régions des Savanes et à une partie de la région de la Kara, laissant les Plateaux et la région Maritime sous l’influence des vents humides.
Les experts soulignent enfin que les variations des vents et des pressions atmosphériques diffèrent d’une année à l’autre, rendant certains phénomènes difficiles à prévoir. Au regard des analyses actuelles, l’installation durable de l’harmattan dans le sud du pays apparaît peu probable cette année, invitant les acteurs du monde rural à renforcer leur capacité d’adaptation face à une variabilité climatique de plus en plus marquée.









