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Liberté de la presse au Togo : le SYNJIT dénonce la précarité des journalistes


À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai 2026, le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT) a exprimé ses inquiétudes sur les conditions de vie et de travail des professionnels des médias. Dans un communiqué publié à Lomé, l’organisation syndicale estime qu’il est difficile de défendre efficacement la liberté de la presse lorsque les journalistes évoluent dans une situation de précarité persistante.


Le SYNJIT a salué les efforts quotidiens des acteurs des médias tout en rappelant qu’une presse libre repose aussi sur des conditions de travail convenables. Selon le syndicat, les faibles rémunérations fragilisent les journalistes et les exposent davantage aux pressions susceptibles d’affecter leur indépendance et la qualité de leur travail.


Le syndicat a également remis sur la table la question de l’application de la Convention collective signée en octobre 2022. Il affirme avoir saisi récemment la ministre de la Communication et des Médias afin d’obtenir l’installation du comité chargé du suivi de cet accord. Le SYNJIT réclame notamment une révision rapide de la grille salariale, devenue inadaptée après l’augmentation du SMIG à 52 500 FCFA depuis janvier 2024.


Face à cette situation, l’organisation appelle à une mobilisation des différents acteurs du secteur. Elle invite les employeurs des médias à ouvrir des discussions franches sur les salaires, demande au gouvernement de respecter ses engagements et encourage les journalistes à rester unis pour défendre leurs droits. Pour le SYNJIT, l’amélioration des conditions des professionnels des médias constitue un enjeu essentiel pour renforcer la crédibilité et la solidité de la presse togolaise.

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