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Grand Lomé : la participation des femmes à la gouvernance locale encore limitée, révèle la thèse de Nagbandjoa Dounwourgue


Nagbandjoa Dounwourgue a soutenu, le 5 mai 2026 au CERViDA-DOUNEDON, une thèse consacrée à la participation des femmes dans la gestion des communes du Grand Lomé. Son étude, intitulée « Genre et gouvernance urbaine : la participation des femmes à la gestion des communes du Grand Lomé (Togo) », analyse la place réelle des femmes dans les instances locales de décision et met en lumière les obstacles persistants à leur pleine implication politique.


Les résultats de la recherche révèlent un important décalage entre les avancées juridiques et la réalité sur le terrain. Malgré un cadre légal favorable, incluant la Constitution togolaise et plusieurs engagements internationaux en matière d’égalité de genre, la présence des femmes dans la gouvernance locale reste limitée. Dans le District Autonome du Grand Lomé, qui regroupe 13 communes, une seule femme occupait le poste de maire entre 2019 et 2024, puis deux depuis 2025, tandis que leur représentation demeure faible parmi les adjoints et conseillers municipaux.


L’étude souligne que cette sous-représentation est fortement influencée par des facteurs socioculturels et structurels. Les normes sociales continuent d’associer le pouvoir politique aux hommes, et les femmes font face à des difficultés telles que la marginalisation dans les débats, la faible reconnaissance de leur autorité ou encore leur orientation vers des secteurs sociaux plutôt que stratégiques. Le niveau d’éducation apparaît également comme un facteur déterminant dans l’accès aux responsabilités politiques locales.


Face à ces constats, la chercheuse propose la création des Conseils des Femmes pour la Gouvernance Urbaine (CFGU), un mécanisme destiné à renforcer la participation féminine dans les communes. Ce dispositif prévoit des formations en leadership et en gouvernance, ainsi qu’un accompagnement des femmes dans l’accès aux postes de décision. L’étude conclut que l’inclusion effective des femmes ne dépend plus seulement des textes, mais d’un changement profond des pratiques et des mentalités dans la gouvernance locale.

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