La Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a célébré, vendredi à Lomé, la 10ᵉ Journée africaine de lutte contre la corruption à travers une conférence-débat placée sous le thème : « Intensifier la promotion de l’intégrité et les actions de lutte contre la corruption à travers l’Afrique ». La rencontre a réuni des autorités publiques, des chefs traditionnels, des représentants des institutions de contrôle, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers ainsi que des professionnels des médias. Deux communications ont nourri les échanges autour des défis et des perspectives de la lutte contre la corruption.
Dans son discours d’ouverture des travaux, le président de la HAPLUCIA, Aba Kimelabalou, a rappelé que cette journée est « un moment de réflexion collective, de mobilisation citoyenne et de réaffirmation de notre détermination commune à bâtir des sociétés fondées sur l’intégrité, la transparence et la responsabilité ». Selon lui, le thème retenu cette année constitue « un message clair de l’Union africaine invitant les États à accélérer les réformes et à renforcer les mécanismes de prévention et de répression face à la corruption ».
Au cours de son allocution, le président de la HAPLUCIA a également présenté les principales initiatives engagées par son institution. Il a cité « les campagnes nationales de sensibilisation, les sessions de formation des acteurs publics et privés, l’étude sur la perception et le coût de la corruption, ainsi que l’élaboration de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption ». Il a aussi mis en avant « le projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les programmes d’enseignement afin d’inculquer aux jeunes les valeurs d’intégrité, de probité, de responsabilité et de citoyenneté ».
Aba Kimelabalou a par ailleurs salué les progrès enregistrés en matière de coopération nationale et internationale. Il a évoqué le cadre de concertation entre les institutions nationales de contrôle, la collaboration avec les autorités judiciaires ainsi que les partenariats développés avec les institutions de la CEDEAO et plusieurs partenaires techniques et financiers, qui accompagnent les efforts du Togo dans la prévention et la répression de la corruption.
Le président de la HAPLUCIA a appelé l’ensemble des acteurs à maintenir leur engagement pour faire reculer la corruption. Il a souligné que la réussite de cette lutte passe par une action collective impliquant les pouvoirs publics, le secteur privé, la société civile, les médias et les citoyens, afin de faire de l’intégrité un véritable moteur de la bonne gouvernance et du développement durable au Togo comme en Afrique.










