La clôture du festival Les Afropéennes à Lomé s’est achevée sur une note éclatante grâce à la prestation remarquable de la chanteuse Senzaa. Dès son apparition sur scène, l’artiste a captivé l’assistance par une présence charismatique et une voix à la fois ferme et profonde. Le public, rapidement conquis, s’est laissé emporter par une atmosphère vibrante, marquée par une énergie maîtrisée et communicative.
Tout au long du concert, aucun temps mort n’est venu briser l’élan de la soirée. Accompagnée de musiciens complices et précis, Senzaa a offert un spectacle rythmé et généreux. Les arrangements, finement élaborés, ont mis en valeur la richesse de sa voix, créant une harmonie subtile entre puissance, émotion et liberté artistique. L’ensemble a donné lieu à un moment de véritable jubilation collective.
Plusieurs titres ont particulièrement marqué les esprits. « Alogbalo » a révélé toute l’intensité scénique de l’artiste, alternant profondeur et élévation dans une interprétation saluée par une ovation nourrie. Avec « Avivor », l’ambiance s’est faite plus lumineuse et entraînante, tandis que « Akpé Nawo » a offert un moment d’émotion pure, transformant la salle en un espace de partage et de gratitude.
S’inscrivant dans la tradition afro-américaine, entre blues, jazz, gospel et soul, Senzaa affirme cependant une identité artistique singulière. Par sa posture assurée, son langage corporel expressif et son interaction constante avec le public, elle a fait de cette soirée de clôture bien plus qu’un simple concert : une célébration vivante du pouvoir fédérateur de la musique, laissant au festival une empreinte lumineuse et mémorable.









