La décision de proroger l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes continue de susciter de vives réactions sur la scène politique nationale. À l’Assemblée nationale, cette mesure exceptionnelle, adoptée dans un contexte de menaces persistantes, a été au cœur des débats, notamment du côté de l’opposition qui exige davantage de transparence.
La députée Brigitte Adjamagbo-Johnson est montée au créneau pour interpeller le gouvernement sur les conditions d’application de cet état d’urgence. Elle a demandé des éclaircissements précis sur les modalités concrètes de sa mise en œuvre, ainsi que sur les résultats obtenus depuis son instauration dans cette région confrontée à l’insécurité.
Au centre de ses préoccupations figurent deux interrogations majeures. D’une part, elle souhaite savoir si les dispositions prises ont été appliquées dans le strict respect des droits et libertés des populations locales. D’autre part, elle s’interroge sur l’efficacité réelle des moyens mobilisés pour contenir les attaques et restaurer un climat de sécurité durable.
Face à ces préoccupations, le gouvernement est désormais appelé à apporter des réponses claires et chiffrées. Pour l’opposition, la lutte contre l’insécurité ne saurait se faire au détriment des libertés fondamentales, et toute mesure exceptionnelle doit être évaluée à l’aune de son impact concret sur la protection des citoyens et l’amélioration de leurs conditions de vie.









