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Golfe 1 : les tenanciers de bars de la plage sollicitent un sursis auprès de Faure Gnassingbé

L’Association des Tenanciers de Bars et Restaurants de la plage Golfe 1 (ATBR) a lancé un appel au Faure Essozimna Gnassingbé face à la décision de libération des espaces qu’elle occupe sur le littoral. Sommés de quitter les lieux au plus tard le 28 février 2026, les membres de l’organisation demandent un délai supplémentaire afin d’anticiper les conséquences économiques et sociales d’un départ précipité. Ils redoutent notamment d’importantes pertes financières et la suppression de nombreux emplois.

Lors d’une conférence de presse, les responsables de l’ATBR ont expliqué que leur installation sur la plage s’était faite en concertation avec la municipalité du Golfe 1. Présentée comme provisoire, cette occupation s’inscrivait, selon eux, dans la politique de décentralisation et d’assainissement du littoral engagée par les autorités. L’association affirme avoir toujours agi dans le respect des décisions administratives.

Les tenanciers ont par ailleurs exprimé leur reconnaissance aux autorités locales et nationales pour l’accompagnement dont ils ont bénéficié ces dernières années. Ils citent notamment l’appui du maire, du gouverneur du Grand Lomé ainsi que des ministres concernés par la gestion du territoire et de l’économie maritime. Ils saluent également le rôle des forces de sécurité dans la protection des usagers du site.

D’après le secrétaire général de l’ATBR, Joachim Mensah, les activités menées depuis 2022 ont permis la création de 744 emplois directs, touchant serveurs, cuisiniers, chauffeurs et agents de sécurité. Sans contester la décision municipale, l’association plaide pour un sursis raisonnable afin de négocier avec les banques, apurer les dettes et préparer une relocalisation dans de meilleures conditions.

Les responsables disent vouloir quitter la plage « dans la dignité », en évitant de laisser derrière eux des travailleurs et des familles en difficulté.

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