Au troisième jour de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, le conflit connaît une escalade spectaculaire. Les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir visé les bureaux du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ainsi que le quartier général du commandement de l’armée de l’air israélienne, en utilisant des missiles de type Kheibar. De nouvelles explosions ont été entendues à Jérusalem et à Téhéran, tandis que l’armée israélienne annonce intensifier ses frappes contre « les éléments clés du régime » iranien.
Sur le terrain, les combats s’étendent désormais au Liban et au Golfe. L’armée israélienne dit avoir mené une frappe ciblée à Beyrouth contre un haut responsable du Hezbollah et multiplie les bombardements simultanés au Liban et en Iran. En représailles, Téhéran affirme avoir tiré des missiles contre la base américaine Ali Al-Salem au Koweït. Trois chasseurs américains F-15 se sont d’ailleurs écrasés dans le ciel koweïtien, apparemment victimes de tirs amis, bien que leurs équipages aient été secourus sains et saufs.
Les infrastructures énergétiques de la région sont également touchées. En Arabie saoudite, la raffinerie géante de Ras Tanura a été partiellement mise à l’arrêt après une attaque de drones, provoquant un incendie rapidement maîtrisé. Au Bahreïn, un navire a été frappé par des projectiles d’origine inconnue dans un port, sans faire de victimes. Ces attaques ont provoqué une flambée des marchés : le gaz européen a bondi de plus de 20 % et le dollar s’est renforcé, valeur refuge face à l’instabilité croissante au Moyen-Orient.
Sur le plan humain, le Croissant-Rouge iranien fait état de 555 morts depuis le début des frappes israélo-américaines, un bilan impossible à vérifier de manière indépendante. En Europe, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a appelé à éviter toute « propagation » du conflit. La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, s’est dite prête à participer à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, alors que la communauté internationale redoute un embrasement régional durable.









