Le gouvernement togolais a adopté une réforme visant à réduire de plus de 98 % les frais d’installation des compagnies aériennes. Le coût d’obtention des autorisations nécessaires passe ainsi de 200 millions de FCFA à 3,5 millions de FCFA. Cette annonce a été faite par le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), le colonel Idrissou Ahabou Abdou, en marge de la première réunion du Comité de supervision économique du transport aérien de la CEDEAO, organisée à Lomé.
Cette mesure s’inscrit dans la politique nationale de développement du transport aérien et dans l’ambition de faire de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadéma de Lomé une plateforme régionale. Elle s’aligne également sur la vision portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, désigné champion du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA) par l’Union africaine.
La réforme togolaise va au-delà des dispositions adoptées par la CEDEAO, entrées en vigueur le 1er janvier 2026, qui prévoient notamment la suppression de plusieurs taxes liées au transport aérien ainsi qu’une réduction d’au moins 25 % des redevances appliquées aux passagers et à la sécurité.
La première réunion du Comité de supervision économique du transport aérien de la CEDEAO s’est tenue à Lomé les 2 et 3 juillet 2026, avec la participation des responsables du secteur. Selon les projections des experts de l’organisation régionale, l’application des réformes communautaires pourrait entraîner une baisse d’environ 40 % du prix des billets d’avion et une augmentation de la demande de transport aérien comprise entre 20 et 30 %.










