La récente grâce présidentielle accordée par le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, à plus de 1 511 détenus à travers le pays marque une étape importante dans la politique de cohésion sociale et d’humanisation de la justice au Togo. En permettant à ces personnes de recouvrer la liberté, cette mesure vise non seulement à désengorger les prisons, mais aussi à offrir une seconde chance à des citoyens appelés à se reconstruire et à retrouver leur place dans la société.
À Lomé, l’application de cette décision a été suivie de près par l’administration pénitentiaire et de la réinsertion, sous la conduite de son directeur, Idrissou Akibou. Lors de la cérémonie marquant la libération effective des bénéficiaires, un message fort a été adressé aux ex-détenus : celui de transformer cette opportunité en un nouveau départ responsable, loin de toute récidive, en misant sur le travail et la discipline.
Un accent particulier a été mis sur le rôle de la Solidarité Mondiale pour les Personnes Démunies et les Détenues (SMPDD), dirigée par Coco de Koffi Woenagnon. Ancien détenu devenu acteur engagé du développement social, le président de la SMPDD incarne un exemple de réussite après l’épreuve carcérale. À travers son organisation, il s’investit activement dans l’accompagnement des ex-prisonniers, en mettant la réinsertion professionnelle au cœur de son action.
Selon les responsables de la SMPDD, un travail de terrain a été mené dans l’ensemble des établissements pénitentiaires du pays afin d’identifier les bénéficiaires prioritaires. Plus de 500 personnes libérées seront ainsi soutenues dans la création d’activités génératrices de revenus ou dans l’apprentissage de métiers, afin de favoriser leur autonomie durable. Cette démarche, saluée par les autorités, illustre l’importance d’un partenariat entre l’État et la société civile pour faire de la grâce présidentielle un véritable levier de réinsertion et de stabilité sociale.









