Lomé accueille depuis ce mardi 14 juillet 2026 un atelier régional de cinq jours organisé par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS). La rencontre réunit des informaticiens, documentalistes, archivistes et spécialistes de l’information sanitaire des pays de la CEDEAO afin d’harmoniser les techniques documentaires et de mettre en place une base de données commune du Réseau Ouest Africain de Documentation et d’Information Sanitaires (ROADIS).
Relancé en février 2026 à Dakar, le ROADIS entend renforcer la coopération entre les centres de documentation des ministères de la Santé, des institutions de recherche et des écoles de santé de la région. Les participants devront notamment adopter des normes communes, former des formateurs et définir les mécanismes d’alimentation continue de la future plateforme régionale destinée à faciliter le partage des connaissances.
Le Directeur général de l’OOAS, Dr Melchior Athanase J. C. Aïssi, a insisté sur la nécessité de moderniser la gestion des ressources documentaires. « Cette semaine de travail doit permettre de partager les connaissances, d’harmoniser les pratiques et de tirer profit des technologies numériques afin que les informations scientifiques soient accessibles en ligne à tous. L’harmonisation est aujourd’hui une nécessité pour renforcer la coopération régionale », a-t-il déclaré.
De son côté, la présidente du ROADIS, Dr Ouattara Cécile épouse Goulibaly, a souligné que la future base de données contribuera à améliorer la visibilité de la recherche africaine. « La production scientifique du continent reste insuffisamment visible. Cette plateforme, fondée sur les principes de la science ouverte, favorisera un accès libre aux connaissances tout en respectant les exigences de confidentialité », a-t-elle expliqué.
Représentant le ministre togolais de la Santé, Dr Abdoukarim Naba Mouchedom a salué cette initiative régionale. « La qualité de nos systèmes de santé dépend de notre capacité à produire, organiser et partager les connaissances. En harmonisant les techniques documentaires et en créant une base de données commune, l’OOAS met en place un véritable espace régional de gestion des connaissances au service des décideurs, des chercheurs, des professionnels de santé et des populations », a-t-il affirmé.










