
L’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) veut renforcer la qualité des soins dans l’espace CEDEAO en misant sur une meilleure formation des professionnels de santé et une répartition plus équitable du personnel médical. C’est dans cette perspective que se tient, du 2 au 4 novembre 2026 à Abuja, au Nigéria, la 11ᵉ réunion statutaire du Conseil régional pour la formation des professionnels de santé.
À l’ouverture des travaux, le directeur général de l’OOAS, le professeur Palokinam T. Pitche, a insisté sur la nécessité de développer la coopération entre les pays, de faciliter le partage d’expertise et de favoriser la reconnaissance des qualifications professionnelles. De son côté, le président du Conseil régional, le professeur Agnon Ayelola Koffi Balogou, a rappelé que la sécurité des patients dépend aussi de la qualité de l’enseignement, des stages pratiques, de l’encadrement et des évaluations durant la formation.
Les échanges doivent aboutir à deux principaux résultats : une proposition de reconnaissance mutuelle des diplômes et certificats dans les pays de la CEDEAO ainsi qu’un plan d’action régional consacré à la formation dans les secteurs prioritaires de la santé. L’objectif est notamment de faciliter la mobilité des professionnels qualifiés et de réduire les inégalités d’accès aux soins, particulièrement dans les zones éloignées et auprès des populations vulnérables.
Cette initiative sera suivie d’une évaluation, prévue en 2027, du Programme de développement des ressources humaines en santé de l’OOAS. Elle fait également suite à un atelier organisé du 29 au 31 octobre à Abuja sur l’harmonisation des normes de formation des infirmiers et des sages-femmes. À travers ces différentes rencontres, l’organisation entend instaurer des standards communs pour améliorer durablement la qualité des services de santé en Afrique de l’Ouest.









