La campagne 2026 de commercialisation de la noix de cajou est officiellement ouverte au Togo. Le lancement a été effectué le 26 février à Lomé par le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, marquant ainsi le début des opérations d’achat, de collecte, de transformation et d’exportation sur toute l’étendue du territoire national.
Placée sous le thème « Réglementation de la filière anacarde au Togo : rôles et responsabilités des parties prenantes », cette nouvelle campagne démarre avec un prix fixé à 350 FCFA le kilogramme, contre 425 FCFA/kg lors de la saison précédente, soit une diminution de 75 FCFA. Pour encourager la transformation locale, le prix de cession aux unités est établi à 400 FCFA/kg toutes taxes comprises, pour un volume plafonné à 8 125 tonnes destiné aux entreprises de transformation.
Le président du Conseil interprofessionnel de la filière anacarde au Togo (CIFAT), Mawuko Komlan Gozan, a assuré que ce prix a été déterminé après analyse des coûts de production, notamment le rendement à l’hectare. Selon lui, « le producteur ne perd pas », malgré la baisse constatée par rapport à l’an dernier.
Les autorités entendent également améliorer la qualité des noix brutes afin de renforcer la compétitivité du cajou togolais sur le marché international. En progression constante, la production nationale est passée de 22 937 tonnes en 2019 à 45 000 tonnes en 2025, soit une hausse de plus de 96 %, confirmant le rôle stratégique de la filière anacarde dans la diversification agricole et la croissance économique du pays.









