Le gouvernement togolais a annoncé, à travers un communiqué conjoint signé par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire et le ministère de l’Économie et de la Veille stratégique, de nouvelles mesures pour encadrer la filière anacarde. L’objectif est de « promouvoir et diversifier les filières à fort potentiel de croissance et d’exportation » tout en renforçant la compétitivité des acteurs nationaux.
Dans cette optique, les autorités ont procédé au lancement de la campagne de commercialisation des noix de cajou pour l’année 2026. Le communiqué précise que « l’achat et l’exportation des noix de cajou (…) sont subordonnés à l’obtention d’agréments » délivrés par les ministres en charge du commerce et de l’agriculture, à travers le Comité de coordination de la filière anacarde (CCFA). Cette exigence vise à mieux organiser le secteur et à garantir le respect des normes en vigueur.
Par ailleurs, une nouvelle obligation est imposée aux acheteurs agréés et aux sociétés coopératives. Le texte stipule que « tout acheteur agréé (…) est tenu, avant toute cession aux exportateurs, de livrer aux unités de transformation locales au moins un tiers (1/3) du volume collecté ou acheté ». Cette mesure traduit la volonté du gouvernement de stimuler la transformation locale et d’accroître la valeur ajoutée sur le territoire.
Les autorités mettent en garde contre tout non-respect de ces dispositions. « Le non-respect de ces dispositions n’ouvre pas droit à la délivrance d’agrément » et expose les contrevenants à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Les services compétents, notamment les inspecteurs du commerce et l’Office togolais des recettes, sont chargés de veiller à l’application stricte de ces nouvelles règles.









