La préfecture de Kloto a accueilli, vendredi 4 septembre 2026, le lancement officiel de la campagne de commercialisation 2026-2027 du café et du cacao au Togo. La cérémonie, organisée dans le cadre des 30 ans d’existence du Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC), a réuni plusieurs responsables gouvernementaux, autorités locales et acteurs des deux filières. L’objectif était de donner le coup d’envoi de la nouvelle campagne tout en échangeant sur les défis à relever pour assurer son bon déroulement.
À cette occasion, les participants ont notamment insisté sur les difficultés liées à l’intervention d’acteurs non enregistrés dans certaines zones de production, particulièrement dans le Litimé. Le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, a alerté sur les conséquences de ces pratiques qui peuvent affecter la qualité des produits et provoquer une hausse désordonnée des prix. Il a ainsi appelé les différents acteurs à renforcer leur vigilance et à respecter les règles encadrant la commercialisation du café et du cacao.
Le président du CCFCC, Enselme Gouthon, a pour sa part appelé les producteurs, acheteurs, contrôleurs, transformateurs et exportateurs à travailler davantage ensemble pour assainir le secteur. « Nous devons tous, en tant qu’acteurs, unir nos efforts, demeurer vigilants, communiquer davantage entre nous », a-t-il déclaré, tout en exhortant les professionnels à lutter contre la contrebande. Selon lui, ces pratiques fragilisent l’organisation des filières, contournent les obligations fiscales et entraînent des pertes pour l’économie nationale.
Le lancement a également permis de faire le bilan de la campagne 2025-2026 et d’apprécier les avancées réalisées ces dernières années. Le CCFCC met notamment en avant ses actions en faveur de l’amélioration de la production, de l’accompagnement des producteurs et du développement de la transformation locale, avec la mise en place de centres de traitement du cacao et de la Maison du Café à Lomé. La nouvelle campagne doit ainsi poursuivre cette dynamique afin de renforcer la qualité, la compétitivité et les revenus des acteurs des filières café et cacao










