Le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance a présenté, le vendredi 24 juillet à Lomé, le bilan à mi-parcours du Projet d’Appui à l’Insertion Socioprofessionnelle des Personnes Handicapées au Togo (PAISPHT). Lancé en septembre 2023 et financé par l’État togolais, ce programme vise à favoriser l’autonomie des personnes handicapées à travers des formations professionnelles, des équipements adaptés, des appuis à l’installation et l’amélioration de l’accessibilité des infrastructures.
Dans sa présentation en présence de la presse, le coordonnateur du projet, Komadan Tchedjiko Noël, a indiqué que « le PAISPHT a déjà atteint près de 80 % de réalisation physique ». Il a précisé que « le projet, initialement prévu sur trois ans, a été prolongé jusqu’en 2027 afin d’achever les activités restantes, en raison des difficultés de mobilisation des ressources financières ». Il a également souligné que l’implication des formateurs au niveau des communes a largement contribué aux résultats obtenus.
Depuis son lancement, le projet a dépassé certains objectifs. Au total, 576 personnes handicapées ont été orientées vers des formations professionnelles, contre 350 prévues au départ. Par ailleurs, 515 bénéficiaires ont déjà reçu un appui pour leur installation après apprentissage, 303 technologies d’assistance ont été distribuées et 80 rampes d’accès ont été construites dans des centres d’examen sur les 100 programmées.
La ministre Moni Sankaredja-Sinandja a estimé que « ces résultats témoignent de l’engagement du gouvernement en faveur de l’inclusion sociale des personnes handicapées ». Elle a salué la contribution des organisations de personnes handicapées, des collectivités locales, des partenaires techniques et financiers ainsi que des médias, avant de lancer un appel à « renforcer les efforts afin de permettre à un plus grand nombre de bénéficiaires d’accéder à une insertion socioprofessionnelle durable et de bâtir un Togo où chacun participe pleinement à la vie économique et sociale dans la dignité et l’égalité des chances ».
Les responsables du projet reconnaissent que les besoins restent importants. Plus de 5 400 personnes avaient été identifiées comme bénéficiaires potentielles au démarrage, alors que les ressources actuelles ne permettent d’accompagner qu’environ 800 personnes.
Les autorités entendent donc poursuivre la mobilisation des partenaires afin d’élargir la portée du projet au cours de sa phase prolongée jusqu’en 2027.









