Le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a ouvert ce lundi 21 septembre 2026 à Lomé un atelier de quatre jours consacré à l’enseignement technique et à la formation professionnelle (ETFP) dual à l’ère du numérique. La rencontre réunit des représentants des pouvoirs publics, du secteur privé, des établissements de formation et des organisations professionnelles autour de l’insertion des jeunes et de l’adaptation des compétences aux nouveaux besoins du marché du travail.
Soutenu notamment par la coopération allemande à travers la GIZ, le DC dVET, l’OIF et l’IFEF, l’atelier rassemble des participants du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria et du Togo. Les travaux portent sur le renforcement du partenariat entre les centres de formation et les entreprises, le suivi de l’insertion des diplômés grâce à l’outil InserJeune, ainsi que l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’ETFP.
L’ambassadeur d’Allemagne au Togo, Stephan Messerer, a insisté sur les mutations rapides du monde professionnel. « Les métiers changent, les compétences recherchées par les entreprises évoluent et, avec la transformation numérique et l’intelligence artificielle, cette évolution s’accélère encore. Face à ces transformations, notre défi est de faire en sorte que la formation professionnelle continue à préparer efficacement les jeunes aux réalités du marché du travail », a-t-il déclaré.
De son côté, la représentante de la directrice résidente de l’OIF, Lena Watt, a mis en avant l’importance des partenariats et de l’innovation dans la formation des jeunes. « Le développement des compétences et l’insertion professionnelle des jeunes exigent des partenariats solides, des outils adaptés et une capacité permanente d’innovation », a-t-elle indiqué. Pour sa part, Mama Omorou a présenté l’ETFP dual comme un levier stratégique face aux transformations démographiques, numériques et professionnelles. « Face à cette triple révolution, il n’y a pas de place pour les demi-mesures. L’ETFP dual n’est pas une option pédagogique. C’est une stratégie de souveraineté nationale », a-t-il affirmé.
Le ministre a appelé les participants à faire émerger trois résultats au terme des travaux : un guide d’engagement du secteur privé adapté aux réalités nationales, des scénarios opérationnels pour le déploiement d’InserJeune et une politique nationale enrichie sur l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’ETFP. Il a également défendu l’utilisation de l’IA comme un outil au service des formateurs et de l’employabilité des jeunes, estimant que la maîtrise de cette technologie constitue désormais un enjeu majeur pour l’avenir de la formation professionnelle.










