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Zouréhatou Kassah-Traoré : « Le déguerpissement se fait dans l’ordre »

L’opération de libération des trottoirs et des emprises des voies publiques se poursuit dans le Grand Lomé depuis le 2 novembre 2026. Cette initiative, qui concerne notamment les préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé, vise à mettre fin à l’occupation anarchique des espaces publics afin de faciliter la circulation, renforcer la sécurité routière et améliorer le cadre de vie des populations.

Présentant les objectifs de cette campagne lors d’un point de presse le 4 novembre à Lomé, la gouverneure du District autonome du Grand Lomé, Zouréhatou Kassah-Traoré, a insisté sur les conséquences de l’encombrement des trottoirs. Selon elle, cette situation expose les piétons aux accidents, complique le passage des véhicules de secours et nuit à l’image de la capitale. « Nous ne sommes pas contre les commerces, mais nous voulons une capitale plus attrayante et qui préserve la vie des piétons », a-t-elle expliqué, soulignant que cette initiative relève également d’une exigence de sécurité et de salubrité.

Plusieurs installations sont concernées par cette mesure, notamment les étalages commerciaux sur les trottoirs, les baraques et points de vente irréguliers, les conteneurs, les véhicules abandonnés ainsi que les dépôts de sable, de gravats et d’ordures. Les autorités entendent également mettre fin aux affichages publicitaires non réglementés et aux activités exercées sur les emprises publiques sans autorisation.

Prévue pour s’achever le 20 novembre 2026, l’opération a été précédée d’une campagne de sensibilisation destinée à favoriser le départ volontaire des occupants. Le préfet du Golfe, Kossivi Agbodan, a tenu à rassurer sur le déroulement de l’intervention : « Ce n’est pas une opération policière. C’est une opération qui se fait dans l’ordre et qui répond à un impératif d’intérêt général : sécuriser le piéton, améliorer le cadre de vie et restaurer l’ordre dans l’occupation du domaine public. » Un dispositif de suivi est également annoncé pour empêcher la réoccupation des espaces libérés.

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