Le Togo aborde l’année 2026 avec des perspectives économiques jugées encourageantes, selon les projections issues des récentes analyses du Conseil National du Crédit. La croissance devrait atteindre 6,5 %, en légère hausse par rapport à 6,2 % en 2025. Cette dynamique est portée par la vitalité du secteur des services, le développement des infrastructures logistiques ainsi que les performances des plateformes aéroportuaires, qui renforcent l’attractivité du pays.
Sur le plan macroéconomique, les indicateurs restent globalement stables. L’inflation est annoncée autour de 1,8 %, un niveau conforme aux normes communautaires de l’UEMOA. Par ailleurs, l’accès au financement s’améliore, avec une progression notable des crédits accordés aux entreprises et aux ménages. Cette tendance est soutenue par une baisse des taux d’intérêt, traduisant une volonté de stimuler l’investissement et la consommation intérieure.
Cependant, ces perspectives favorables s’inscrivent dans un environnement international incertain. Les autorités pointent notamment les risques liés aux tensions géopolitiques, à la hausse des prix des hydrocarbures et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement. À cela s’ajoute une dégradation du portefeuille des banques, marquée par une augmentation des créances douteuses, un facteur susceptible de fragiliser le système financier s’il n’est pas maîtrisé.
Face à ces enjeux, les acteurs du secteur financier sont appelés à renforcer la gestion des risques et à innover davantage. Le financement des énergies renouvelables, le soutien aux industries agroalimentaires et l’accélération de la digitalisation des paiements figurent parmi les priorités. Les autorités misent ainsi sur une transformation structurelle de l’économie pour consolider la croissance et assurer une résilience durable face aux chocs externes.









